ONU et religion !..........?

Publié le par Réflexions

Les bases

Il existe une distinction essentielle entre l'État du Vatican et Saint-Siège :

    * Le Saint-Siège est cette souveraineté abstraite du pape sur les catholiques, estimés à 700 millions de personnes.
    * La Cité du Vatican avec ses 44 hectares, est l'un des plus petits États du monde. Il remplit les fonctions de support matériel des activités du Saint-Siège et de conservation de son patrimoine religieux, artistique et culturel. Le pape en est le souverain de droit absolu et divin, concentrant entre ses mains les trois pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

C'est avec le Saint-Siège et non l'État du Vatican que les États entretiennent des liens diplomatiques. C'est lui qui siège au sein de certaines organisations internationales, comme l'Agence internationale de l'énergie atomique ou l'Union postale universelle.

Le Saint-Siège possède à l'Organisation des Nations unies (ONU) le statut d'« État non membre », observateur permanent.

Histoire

En 1957, afin de clarifier la situation, le Secrétaire général de l'ONU, U Thant, et le Saint-Siège s'accordent sur le fait que c'est le Saint-Siège, et non l'État du Vatican, qui entretient des relations avec l'organisation. En 1964, le poste d'observateur permanent est reconnu au Saint-Siège.

Politique

La citoyenneté vaticane n'est pas l'expression d'une appartenance nationale. Elle est liée à l'exercice de fonctions au sein du Vatican ou du Saint-Siège. Par conséquent, cette citoyenneté vient toujours s'ajouter à une nationalité d'origine. Dès que ces fonctions cessent, la citoyenneté cesse.

C'est le Saint-Siège, ensemble des institutions de l'Église catholique romaine, et non l'État de la Cité du Vatican qui fait l'objet d'une représentation internationale. Il dispose d'un siège d'État non membre observateur à l'ONU (le seul aujourd'hui en juillet 2006).

Le Saint-Siège bénéficierait pour mener à bien sa politique d'un service de renseignement qui n'est pas très connu et qui ne donne pas lieu à une littérature abondante. Le sodalitum pianum aurait été fondé par Mgr Begnini qui occupait à l'époque le poste de secrétaire d'État (l'équivalent du ministère des Affaires étrangères). Pie X lui donnera une extension et une puissance redoutable dont il jouit encore. Le service doit collecter des informations sur les affaires catholiques dans le monde et surtout sur l'activité des autres États dans le monde. Ce travail est rendu possible grâce à un réseau international comprenant plusieurs centaines de personnes ecclésiastiques et laïques et à un recrutement de haut niveau (jeunes prêtres de l'université ou bien des étudiants en droit ou en histoire, etc.).

Le Saint-Siège est l'incarnation du pouvoir spirituel de l'Église catholique romaine, c'est-à-dire du Pape, et de son administration, la Curie romaine. L'État de la Cité du Vatican constitue son support temporel.

Ce sont les accords du Latran qui mettent fin à la Question romaine, en reconnaissant la souveraineté (ininterrompue) du Saint-Siège et en créant, comme support territorial, l'État de la Cité du Vatican.

L'État de la Cité du Vatican est un état indépendant, situé à Rome, de 0,44 km² et comptant 921 habitants (2005). Il a été créé le 11 février 1929 comme support du Saint-Siège (ensemble des institutions de l'Église catholique romaine), aux termes des accords du Latran signés par le Saint-Siège représenté par le cardinal Gasparri et l'Italie, représentée par Mussolini.

Le problème :

On peut estimer que le Saint-Siège, État non membre des Nations-Unies, jouissant du statut d'observateur permanent, est le bras directeur d'une institution religieuse et non d'une institution civile.

le Saint-Siège oeuvre au sein des Nations-Unies afin du promouvoir ses points de vues religieux.  Ainsi, les légats du Saint-Siège invoquant l'interdit catholique romain qui frappe la contraception tentent régulièrement d'empêcher l'accès à toutes les méthodes de planification familiale, hormis celle approuvée par le Vatican, soit l'abstinence périodique.

l'Eglise catholique romaine a droit de vote aux conférences des Nations-Unies, droit qui lui est conféré en vertu de son statut d'État observateur non-membre. Les Nations-Unies ont l'obligation éthique de rester neutres sur le plan religieux. Les privilèges conférés actuellement à l'Eglise catholique romaine, sous les auspices du Saint-Siège, violent cette impartialité.

Pourquoi pas d'autres religions ? Faut-il créer d'autres États (réligieux) ?

Références :
Wikipedia :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Diplomatie_du_Saint-Si%C3%A8ge
L'ONU :      http://www.un.org/french/

Update septembre 2008 :

Le Pape Benoit XVI doit être reçu par le chef de l'État français, lors de sa visite religieuse à Lourdes.
Curieux mélange des genres, c'est le chef l'État du Vatican et du Saint-Siège, qui sera reçu ?
Publicité

Publié dans Société

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Au risque de choquer, je pense que la religion n'a rien à faire dans l'ONU. Il n'y a pas à promouvoir une religion ou une autre... Il y a paradoxe, là.... <br /> Sur le site de L'ONU, on lit :<br /> "Ces objectifs du Millénaire pour le développement, qui vont de la réduction de moitié de l’extrême pauvreté à l’éducation primaire pour tous, en passant par l’arrêt de la propagation du VIH/sida, et ce à l’horizon 2015, constituent un schéma directeur pour l’avènement d’un monde meilleur...".<br /> Hélas, je pense que la religion est un frein..... Peu importe les croyances, pourvu qu'il y aie un minimum de "dignité" : accès au savoir, libre arbitre, et respect des religions, justement... (tant qu'il y a pas mort d'hommes)...<br />  <br />  
Répondre
R
La religion qui a ses racines dans le passé est souvent une empêcheuse d'avancer !Pour l'ONU c'est vraiment étrange !